Légitimer et donner de la substance à un renouvellement Spirituel, à la fois universel et spécifique ; à partir de l'étude de la spiritualité, et de son état à notre époque et en ce monde
Présentation par Luc de la césure cosmos – extra-monde entre ceux souhaitant un renouvellement spirituel, d’une analyse de la raison personnelle à son origine et des moyens de dépasser cette césure, puis nous en discutons.
Appel à participation à la création d’une fondation, la Fondation du Registre des Épitaphes. Cette présentation est suivie de quelques questions et d’une mise en perspective.
Luc nous présente la notion de Mal telle qu’envisagée par le Tao Spirituel, plus particulièrement le caractère irréductible du mal. Cet exposé est suivi d’un débat.
Quelques liens :
Emission précédente de présentation du Tao Spirituel
Ce que le mal viole, ce n’est pas le bien, car le bien est inviolable ; on ne viole qu’un bien dégradé.
C’est à cause de cette monotonie [du mal] que la quantité joue un si grand rôle. Beaucoup de pouvoir, beaucoup de royaumes, beaucoup d’argent, beaucoup de femmes (Don Juan) ou d’hommes (Célimène).
[Le mal] c’est une mauvaise tentative d’imiter Dieu.
Le mal est une condition de la décréation.
Sans le mal, on ne renoncerait jamais à ce monde.
Si l’homme ne pouvait subir du mal de la part de la nature et surtout de la part des hommes, la partie humaine de l’âme ne serait pas soumise à la nécessité. L’homme qui n’est pas enraciné en Dieu par l’amour surnaturel est entièrement livré au hasard.
Le mal dans l’univers est analogue à la souffrance, non au péché. Le péché a rapport à l’individu.
On a l’expérience du mal qu’en s’interdisant de l’accomplir, ou, si on l’a accompli, en s’en repentant.
Accomplir le mal dont on porte en soi la possibilité, c’est se priver de le connaître.
Il ne faut jamais chercher à du mal une compensation extérieure dans du bien, lié ou non à ce mal par une nécessité qui le balance. Car on se prive de l’usage le plus précieux du mal, qui est d’aimer Dieu à travers le mal comme tel.
Le mal est la distance entre la créature et Dieu. Supprimer le mal, c’est dé-créer ; mais cela Dieu ne peut le faire qu’avec notre coopération.
Même accompli, le mal garde ce caractère d’irréalité ; de la peut-être vient la simplicité des criminels ; tout est simple dans le rêve. (Simplicité qui fait pendant à la suprême vertu.)
Le mal est infini au sens de l’indéterminé, matière, espace, temps. Sur ce genre d’infini, seul le véritable infini l’emporte. C’est pourquoi la Croix est une balance où un corps frêle et léger, mais qui était Dieu, a soulevé le poids du monde entier.
Le mal semble être sans limite. Mais il y a une limite, de sorte que celui qui est courageux et patient… est sauvé à la toute dernière minute, quand il voit sa perte déjà accomplie.
Mais ce n’est pas la vraie raison. Le bien est essentiellement autre que le mal. Le mal est multiple et fragmentaire, le bien est un ; le mal est apparent, le bien est mystérieux ; le mal consiste en actions, le bien en non-action ou en action non agissante, etc.
Que le mal lui-même soit pur. Il ne peut être que sous la forme de souffrance d’un innocent. Un innocent qui souffre répand sur le mal la lumière du salut… C’est pourquoi un Dieu qui aime l’homme, un homme qui aime Dieu doivent souffrir.
Le mal étant la racine du mystère, la douleur est la racine de la connaissance.
Le mal subi, spirituellement, obscurcit les ténèbres. Et il détermine une disposition vers une rupture d’équilibre en sens inverse (vengeance).
Il faudrait mettre son mal sur quelque chose qui disparaisse. C’est l’idée du bouc émissaire. Mais c’est un rêve tout à fait vain. Seul ce qui est absolument pur peut recevoir notre mal sans être souillé, et par suite sans jamais nous le renvoyer.
Le visionnage de la vidéo “Quelle spiritualité pour notre époque ?!” de Jean-Dominique Michel a suscité en moi le besoin de prendre quelques notes. Je vous les livre ici. Mes remarques personnelles sont en italique et entre [crochets]
Notes et remarques avec minutage approximatif :
19:00 Sérénité
Pourquoi la recherche de sérénité est fondamentale : Misères et épreuves de notre condition personnelle
+ Incapacité d’en sortir Exemple des alcooliques
Nécessité de faire appel à plus grand que soit : entité divine, groupe d’anciens alcooliques, etc.
38:00 Définition de la spiritualité
6 caractéristiques fréquentes : Connexion Divin ou Univers, Recherche de sens et de but, Expérience intérieure (prière, méditation), Valeurs et éthique, Communauté et rituels, Transcendance
53:00 4 piliers des religions
Explication du monde, Rites, Morale, Communauté
58:00
Croisement spiritualité-religion selon le diagramme Vilberg et Valman.
59:00 à 1:10:00
Minimisation des dégâts des guerres de religions, des croisades et de l’inquisition [demandez aux cathares, aux albigeois ce qu’ils en pensent] Pas de renouvellement spirituel, mais un retour en arrière catholique.
1:20:00
Réinterprétation de Dieu et de son image vers une vision plus diverse, moins précise, s’écartant de “dieu a fait l’homme à son image” sans toutefois vraiment aller vers Spinoza “Dieu, c’est-à-dire la nature”.
[Un renouvellement bien timide en vérité]
1:50:00 “Dieu, c’est quand tu t’émerveilles”
Une référence au cosmos, mais avec une référence à dieu que rien ne justifie.
Discussion sur le thème de la Gnose et du Gnosticisme (partie 2) dans une optique d’analyse prospective présentée par Luc suivi d’un débat ouvrant sur un débat.
Discussion sur le thème du paradoxe spiritualité individuelle versus religion collective présentation par Christian suivi d’un débat ouvrant sur la raison d’être du CDRS.
Nous revenons sur la définition de la Spiritualité, puis nous en débattons.
Définitions
Christian
On peut définir la “spiritualité” comme étant tout ce qui procède de l’activité de l’esprit dans le cadre de la recherche du “pourquoi de l’univers” et du “sens de la vie humaine”, ainsi que de l’étude des rapports que ces deux concepts entretiennent entre eux.
On peut également concevoir la spiritualité comme une recherche de la “transcendance” permettant à l’homme de sortir de son enveloppe charnelle, tant par le moyen du divin, que par celui du profane.
Claude
Vie spirituelle
Manière de vivre selon l’amour universel qui engendre et nourrit l’âme, conduit l’humain vers sa perfection dans l’Être (Vertu, Christ,…), réhabilite sa vocation primordiale d’Enfant de la Vie, change définitivement la relation de soi à l’autre et amène un changement radical du monde.
Luc et Eberhardt (V2)
Activités de l’esprit, conscient et inconscient (âme), personnelles et collectives ; de recherches, d’émerveillement et de consolations face à un cosmos en partie mystérieux, parfois angoissant ; afin de nous permettre d’y vivre plus sereinement.
NB : Visée proche de la philosophie, l’irrationnel en plus.
Jared Diamond
Citation
Extrait d’une note tirée de l’ouvrage “De la structuration des sociétés humaines” de Bernard Lahire.
Jared Diamond évoque trois traits récurrents de toute religion (au sens large du terme) : “L’explication surnaturelle, l’apaisement par le rituel de l’anxiété face aux dangers incontrôlables et le réconfort pour les souffrances de la vie et la perspective de la mort”.