Luc nous présente la notion de Mal telle qu’envisagée par le Tao Spirituel, plus particulièrement le caractère irréductible du mal. Cet exposé est suivi d’un débat.


4 commentaires sur “Quelle spiritualité pour aujourd’hui ? La question du Mal dans le Tao Spirituel

  • Luc Laforets

    Merci de ces citations. Je me retrouve dans beaucoup d’entre elles. Simone Weil apparaissant également accueillir le mal et non le mettre à l’écart, le nier ; sinon c’est se condamner au nihilisme. Au fond, tout cela est beau ! (à part la fin sur le culte de la souffrance, très christique et bien peu néguentropique).

  • Eberhardt

    Simone Weil, après avoir approfondi les enseignements grec, chrétien et hindou, s’est penchée sur la condition éthique de cet animal que l’on nomme Homme. Pourquoi la souffrance a-t’elle une implication sur le mal subi ou provoqué ? Simone a bien vu également l’emprise du règne de la Quantité et de la Multiplicité sur le mal, alors que le Bien est Un. Faut-il encore savoir différencier les différents niveaux de bien, terrestre ou divin. Quand on connaît la vie d’ascèse de Simone, on pourrait l’interpréter comme empreinte d’auto-mutilation ; mais on pourrait aussi comprendre qu’il lui fallut passer par la négation de soi, afin de nous mener vers la compréhension si précise de chacun des éléments de la vie des hommes en société. En suivant de près son parcours, on voit un parallèle criant avec celui du Christ. J’en viens même à la conclusion que l’apparition de tels Êtres sont NÉCESSAIRES aux hommes perdus dans les méandres de notre modernité. Enfin, elle comme Lui, passent de la souffrance à la plénitude de la Vérité. En suivant et amplifiant l’argumentation de René Girard, cet enseignement anthropologique vient directement de Dieu et débouche sur une joie incomparablement belle.

  • Luc Laforets

    La “négation de soi” n’est pas humaine, n’est pas conforme à notre destinée dans cet univers. C’est une forme de nihilisme, voire de gloriole, pourtant dénoncée par Simone Weil.
    L’abnégation c’est autre chose. C’est l’acceptation du sacrifice, mais sans recherche de la gloire, en faisant juste son travail, son devoir, sans chercher l’exposition à la lumière. C’est celle du soldat qui accepte son sort tant dans le sacrifice que dans l’exécution de barbaries.

    • Eberhardt

      Quand je dis “négation de soi”, c’est un raccourci pour dire qu’il faut réduire à néant ses propres désirs – seul le désir de Dieu est valable (SW) – pour réaliser ce que tu décris ci-dessus, c’est-à-dire accomplir ses obligations. Je m’oppose à ce que tu insinues sur la “gloriole” ou le “nihilisme” que tu imputes à Simone. Car dans son acception le désir de gloire est également à proscrire ; elle l’a d’ailleurs bien spécifié dans “L’Enracinement”. En outre, elle a préférer retrouver Dieu en 1943 sans en faire un pataquès.

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