Claude nous présente la notion de Mal telle qu’envisagée par la Révélation d’Arès. Cet exposé est suivi d’un débat.
Citation de Simone Weil :
« Au terme de telles méditations, on parvient à une vue extrêmement simple de l’univers. Dieu crée, non qu’il a produit quelque chose hors de soi, mais qu’il s’est retiré, permettant à une partie de l’être d’être autre chose que Dieu. À ce renoncement divin répond le renoncement de la création, c’est-à-dire l’obéissance. L’univers tout entier n’est autre chose qu’une masse compacte d’obéissance. Cette masse compacte est parsemée de points lumineux. Chacun de ces points est la partie surnaturelle de l’âme d’une créature raisonnable qui aime Dieu et qui consent à obéir. Le reste de l’âme est pris dans la masse compacte. Les êtres doués de raison qui n’aiment pas Dieu sont seulement des fragments de la masse compacte et obscure. Eux aussi sont obéissance, mais seulement à la manière d’une pierre qui tombe. Leur âme est aussi une matière psychique, soumise à un mécanisme aussi rigoureux que celui de la pesanteur. Même leur croyance en leur libre arbitre, les illusions de leur orgueil, leurs défis, les révoltes, tout cela, ce sont simplement des phénomènes aussi rigoureusement déterminés que la réfraction de la lumière. Considérés ainsi, comme de la matière inerte, les pires criminels font partie de l’ordre du monde, et par suite de la beauté du monde. Tout obéit à Dieu, par suite tout est parfaitement beau. Savoir cela, le savoir réellement, c’est être parfait comme le Père céleste est parfait. »

